Annick Lesiak acrylique
Jean François BRIAND huile
Marie-Noëlle LEROUX: le sable et les poteaux
Sylvie DELAHAYE: les rochers
Sylvie DELAHAYE: la matière vernissée des tasses
Nicole DUPIN: les différents rochers
Lenaïck FENILLAT pastel sec

COMMENT PEINDRE LES DIFFERENTES TEXTURES EN PEINTURE COMME LES DIFFERENTS METAUX, TISSUS, PIERRES ? COMMENT RENDRE LEUR ASPECT PLUS OU MOINS BRILLANT ?

Quel que soit l’objet, c’est une question de surface, comment la lumière va-t-elle être absorbée selon la nature de l’objet ?
Un objet avec une surface parfaitement lisse et brillante va renvoyer la quasi-totalité de la lumière en un rehaut de lumière bien net avec le même angle. Par ex l’inox, le verre, la soie ou satin de soie, le velours, des pierres précieuses, le schiste brille car il contient du mica, le marbre, l’obsidienne (lave)
Un objet avec une surface un peu irrégulière, satinée. Une partie de la lumière est renvoyée avec le même angle, une autre partie dans diverses directions. Par ex le grès, le basalte, les rochers, des métaux un peu martelés, certains tissus moins brillants.
Un objet avec une surface irrégulière, avec un aspect mat. La quasi-totalité de la lumière est renvoyée dans toutes les directions. Par ex : la laine, les pierres ponces, les pierres calcaires, le plomb, l’étain.
Il faut donc observer et regarder comment la lumière directe est réfléchie, mais aussi comment l’environnement est réfléchi ou pas (des objets sont-ils reflétés ? Déformés ? ). C’est net, satiné ou mat (flou) ? Plisser les yeux aide à voir.

LES METAUX :
Observer un cylindre simple, les effets sont verticaux en bandes. Un métal brillant reflète la lumière directe mais aussi tout son environnement, d’où une grande variété de bandes verticales nettes près de la source de lumière et un peu plus flou loin de la source de lumière. Les contrastes sont aussi bien plus forts. La lumière qui se réfléchit sur l’environnement revient avec force sur une surface métallique. Les contrastes sont plus forts en couleurs et en valeurs (foncé/ clair). Notez que les objets de l’environnement qui se réfléchissent sont déformé et suivent la forme de votre objet métallique. Les couleurs sont aussi déformées par la couleur de votre objet métallique (cuivre, argenté, or…). Pour les métaux satinés, les gradations de valeurs et couleurs sont plus subtiles
Pour les métaux mats, les bandes ont des contours plus flous, les clairs et foncés se fondent progressivement les unes dans les autres
Mises en oeuvre :
A l’huile et à l’acrylique : faire une couleur de base, introduire par-dessus une couleur plus foncée (pénombre) puis une plus foncée au centre de cette zone. Introduire une bande plus claire ailleurs là où la lumière directe arrive. Observer si les reflets sont colorés ou pas et les poser. Les touches sont les unes à côté des autres. Peignez comme si c’étaient des formes abstraites. Commencez par les plus grandes pour aller vers les plus petites formes.
Au pastel, placez d’office les couleurs claires au bon endroit puis faites les autres
Ne pas oublier l’ombre portée.
Types de métaux : étain, or, argent, cuivre. Choisir les couleurs en fonction. On n’est pas obligés de choisir de la peinture métallique, on peut recréer l’effet avec des couleurs habituelles. Si l’objet a des angles nets, ne pas oublier côté lumière à y mettre une légère bande blanche, cela donne bien l’allure métallique de celui-ci
Le cuivre : blanc, ocre jaune, terre de sienne naturelle, terre d’ombre brûlée et naturelle, du rouge cadmium ou magenta.

LES ROCHERS, ROCHES, GALETS, POTS DE FLEURS VERNISSES OU MATS…
Observez, plissez les yeux, comment sont les reflets ? Comment sont les formes de ces rochers : découpées, arrondies ?
Mises en oeuvre : A l’acrylique et à l l’huile placez en 1er les couleurs foncées, puis moyennes et les lumières en dernier. Veillez à intégrer des couleurs de l’environnement pour l’harmonie des couleurs (ex si soleil couchant). Les rochers les plus près de soi sont plus contrastés que ceux au loin.

Des rochers lisses : Fondre entre les différentes zones. Pas de zone nette

Des rochers avec texture :
– Soit on colle au préalable du sable et on recouvre soit d’acrylique, soit de gesso transparent si on veut garder la couleur du sable.
– Soit on utilise un couteau (en variant la pression et la quantité de peinture)
– Soit un pinceau soie de porc passé plutôt à plat en effleurant la toile
– Soit une éponge naturelle qui sera irrégulière que l’on va tapoter
Au pastel, même remarque que pour les métaux

LES TISSUS
Observez, plissez les yeux, comment sont les reflets ? Comment sont les plis du tissu : larges (tissu épais) ? fins ? Cela détermine l’épaisseur du tissu (ex la laine, c’est plutôt épais ; la soie, les draps sont fins). D’où vient la lumière ? Cela reflète-t-il l’environnement ?
Mise en oeuvre : mêmes conseils pour l’huile et l’acrylique : placez en 1er les couleurs foncées, puis moyennes et les lumières en dernier. Veillez à intégrer des couleurs de l’environnement pour l’harmonie des couleurs. Si le tissu est brillant, les différentes zones seront franches, sinon ce sera plus doux. Souvent près de la zone la plus lumineuse, vous verrez une ombre plus forte d’un côté.
Mêmes conseils pour le pastel